Pourquoi devient-on astigmate ?

Publié le 18 octobre 2022 .

Troubles de la vue

L’astigmatisme est un trouble de la vision très répandu. Liée à une déformation de la cornée, cette anomalie se manifeste par des difficultés à voir de près comme de loin. Différents facteurs participent au développement de l’astigmatisme, qui peut être d’ordre génétique, ou la conséquence d’un traumatisme.

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Qu’est-ce que l’astigmatisme ?

Il existe deux éléments réfractifs au sein de l’œil, qui assurent la transmission de la lumière jusqu’à la rétine. Il s’agit de la cornée et du cristallin. Toute imperfection morphologique d’un des ces deux éléments se traduit par des troubles de la vue. Dans le cadre de l’astigmatisme, c’est la cornée qui est déformée.

Au lieu d’avoir une forme sphérique, avec un rayon de courbure constant, la cornée présente une courbure ovale. Elle dispose ainsi de deux axes. La lumière est alors focalisée en deux points distincts sur la rétine. Comme l’image est séparée en deux focales différentes, l’astigmate voit flou de près comme de loin. Ces difficultés sont également accompagnées par d’autres symptômes, comme des maux de tête, une forte sensibilité à la lumière et des éblouissements.

Pourquoi devient-on astigmate ?

L’astigmatisme affecte 85 % de la population, à des intensités variables. En réalité, seuls 15 % sont affectés par une forme d’astigmatisme sévère. Le premier facteur est d’ordre génétique. Souvent héréditaire, il apparaît dès l’enfance. L’astigmatisme est souvent associé à d’autres troubles de la vue, comme la myopie ou l’hypermétropie.

Il est également possible de devenir astigmate à l’âge adulte. L’astigmatisme est alors la conséquence de certaines pathologies. Par exemple, le kératocône est une forme d’astigmatisme. Cette maladie dégénérative de l’œil entraîne une dystrophie et un amincissement progressif de la cornée, qui prend la forme d’un cône. Dans d’autres cas, des traumatismes oculaires et certaines interventions chirurgicales (comme une chirurgie de la cataracte) peuvent induire un astigmatisme secondaire.

Comment savoir si on a de l’astigmatisme ?

Il est parfois difficile d’identifier un astigmatisme, surtout lorsque celui-ci est faible. Par exemple, les astigmates légers ont pour habitude de plisser les yeux afin de voir net. La force exercée par les paupières leur permet de légèrement déformer la cornée, et ainsi de corriger naturellement la vision. Les symptômes deviennent alors moins identifiables.

L’astigmatisme se traduit souvent par des troubles de l’apprentissage chez les enfants. Ces derniers peuvent alors confondre certains chiffres et certaines lettres, ainsi qu’éprouver des difficultés à écrire droit.

Il est recommandé de faire appel à un ophtalmologue ou un orthoptiste pour dépister tout éventuel astigmatisme. Différents examens médicaux permettent d’identifier ce trouble de la vue. On mène généralement un simple test de réfraction, qui consiste à interposer des verres de puissance variable devant l’œil, afin d’évaluer la qualité de la vision et la correction nécessaire.

Il est également possible de mener une topographie cornéenne. Il s’agit alors d’analyser la forme de la cornée et d’en analyser la courbure, à l’aide d’un faisceau lumineux. On projette ce dernier sur la cornée, puis on prend des photographies numériques de l’image reflétée. La topographie cornéenne permet ainsi d’évaluer les caractéristiques morphologiques de la cornée et d’estimer l’intensité du trouble.

La force de l’astigmatisme se mesure en dioptries. Un astigmatisme est considéré faible entre 0 et 1, moyen entre 1 et 2, et fort au-delà de 2 dioptries.

Quelle est la solution contre l’astigmatisme ?

Il existe différentes solutions à l’astigmatisme. Un premier examen clinique permettra de déterminer le choix de la technique la plus adaptée aux besoins du patient.

La solution la plus fréquente est le port d’appareils de correction optique, comme les lunettes et les lentilles. La réalisation des verres est cependant délicate, car ils doivent tenir compte des différentes irrégularités de la cornée. Un suivi constant et une adaptation régulière des verres est nécessaire pour assurer la qualité de la correction.

La chirurgie réfractive reste la solution la plus efficace. Cette approche est peu invasive et garantit des résultats durables. Il est possible d’avoir recours à différentes techniques pour corriger l’astigmatisme :

  • La chirurgie laser (PKR, TransPKR, SMILE et LASIK), qui consiste à remodeler la cornée à l’aide d’un laser excimer, afin de garantir une correction constante.
  • La pose d’implants Phaques, de fines lentilles intraoculaires, qu’on place sous l’iris.
  • La chirurgie du cristallin, qui consiste à remplacer le cristallin par un implant torique.

Article rédigé par l'Institut Voltaire

Équipe spécialisée en chirurgie réfractive, l’Institut Voltaire vous renseigne sur les différents troubles de la vue et les techniques de chirurgie réfractive & laser.