Troubles de la vue

Un trouble de la vue est une anomalie dans le fonctionnement du système optique, qui déforme les informations perçues par la rétine. Ces défauts visuels sont distincts des pathologies de l’œil et sont fondamentalement liés au fonctionnement interne du globe oculaire.

Trouble de la vision - Trouble de la vue | Institut Voltaire | Paris

Anatomie de l’oeil

Le globe oculaire est l’organe responsable de la vue. De forme sphérique, il est divisé en deux segments : un segment antérieur et un segment postérieur.

Le segment postérieur est composé de la cornée, le premier élément réfractif de l’œil et d’une chambre antérieure. Cette chambre comporte l’humeur aqueuse, l’iris, et le cristallin, le deuxième élément réfractif de l’œil. Ce premier segment perçoit la lumière et la transmet au segment postérieur.

Le segment postérieur contient la cavité vitréenne (une substance gélatineuse) et la rétine. Cette dernière est une membrane qui recouvre toute la face interne de l’œil. Elle reçoit la lumière et la transmet au cerveau grâce à ses photorécepteurs.

L’œil est également doté d’annexes, que sont la conjonctive, les paupières et les glandes lacrymales, dont l’objectif est de protéger et d’hydrater le globe oculaire.

Myopie

La myopie est une des affections du globe oculaire les plus courantes (30 % de la population française est affectée). Ce défaut de vision est lié à un globe oculaire trop long et trop puissant. Il s’agit d’une anomalie dans la réfraction de la lumière. Celle-ci est alors focalisée en avant de la rétine, sans atteindre la rétine même.

En conséquence, les personnes atteintes de myopie éprouvent des difficultés à voir de loin, ce qui provoque des sensations d’inconfort, des maux de tête et une forte sensibilité à la lumière. La vue de près n’est pas affectée.

Presbytie

Ce phénomène de vieillissement naturel affecte toute personne au-delà de 45 ans. Avec l’âge, le cristallin se rigidifie progressivement. Or, c’est justement sa contraction qui assure sa fonction accommodative. En d’autres termes, le cristallin doit être souple pour que l’œil puisse « faire le point ».

À mesure que le cristallin perd de son élasticité, il devient de plus en plus difficile de voir de près, de lire et de travailler sur un écran.

Hypermétropie

Ce trouble de la vue est l’inverse de la myopie. L’œil n’est pas assez puissant, ni assez long. En conséquence, les rayons lumineux sont focalisés derrière la rétine. Il devient alors difficile de voir de loin et de près. Ce phénomène affecte souvent les enfants, dont le globe oculaire n’est pas assez développé. Dans beaucoup de cas, la croissance met un terme à cette anomalie.

Cependant, il arrive que l’hypermétropie persiste. Quand elle est faible, elle peut être asymptomatique, auquel cas la vision est préservée, car le cristallin est constamment mis à contribution pour accommoder le regard. Cet effort constant est source d’inconfort et peut susciter une forte fatigue visuelle et des céphalées. Ce n’est qu’à partir de la quarantaine, lorsque le cristallin se rigidifie et perd ses fonctions d’accommodation, que les difficultés de vue deviennent apparentes. En cas d’hypermétropie forte, les capacités accommodatives du cristallin sont dépassées et il devient nécessaire de mettre une correction optique.

Astigmatisme

L’astigmatisme est la conséquence d’un défaut de courbure de la cornée et du cristallin. Ces derniers n’adoptent alors pas leur forme sphérique habituelle, mais une forme ovale, similaire à une cuillère ou à un ballon de rugby. Dès lors, les rayons lumineux ne convergent pas sur le même point de la rétine. L’image transmise est donc floue et déformée.

Les symptômes de l’astigmatisme se manifestent par une difficulté à voir de près et de loin. À cela s’ajoutent des dédoublements de la vue, une forte fatigue oculaire et une photophobie (une sensibilité à l’éblouissement).

L’astigmatisme est souvent d’ordre génétique. Cependant, une pathologie comme le kératocône peut induire une déformation progressive de la cornée, entraînant un astigmatisme.